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Le modèle ne voit que la météo des 70 jours précédant la date choisie, rien d'autre. Comparez avec ce que vous avez réellement trouvé ce jour-là.
Observations de champignons publiées volontairement sur iNaturalist, MycoDB et l'INPN, agrégées par GBIF, avec lieu et date. Elles s'affichent sur la carte en losanges, une couleur par espèce (cèpes bleu, girolles ambre, morilles beige, oronges rouge, trompettes gris, pieds-de-mouton vert). Le CSV s'ouvre dans Excel, le GeoJSON dans QGIS, Géoportail ou Google My Maps. Une observation datée est un mycélium qui existe encore : rejouez la météo de ce jour-là pour voir si le modèle l'aurait annoncée.
Quinze poussées (ou absences de poussée) documentées entre 2016 et 2026, en presse régionale ou sur des blogs de cueilleurs. Le test rejoue la météo réelle de chaque épisode et vérifie si le modèle l'aurait annoncé. Seules les lignes confirmée viennent d'une source datée ; les autres sont des souvenirs de saison à confirmer.
| Date | Lieu | Attendu | Modèle | Pluie 10 j avant |
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Chaque sortie, bonne ou mauvaise, affine le modèle. Vos observations rejoignent le test de validation.
Télécharge des centaines de cèpes datés (GBIF + iNaturalist), rejoue la météo de chacun et cherche les réglages qui détectent le mieux les vraies poussées sans se déclencher à tort. C'est le passage d'un modèle « à dires d'expert » à un modèle calé sur la donnée réelle.
1. La pluie déclenche. Il faut au moins 20 mm en trois jours (25 mm au-dessus de 900 m). Plus le cumul approche 40 mm, plus la poussée est forte. Au-delà, l'excès ruisselle.
2. Le sol doit avoir été préparé. Un réservoir simple suit l'eau du sol jour après jour (pluie qui entre, évapotranspiration qui sort). Une grosse pluie sur un sol sec comme du béton n'entre qu'à moitié ; des petites pluies dans les dix jours précédents aident.
3. Le délai est de 8 à 9 jours… sauf après sécheresse. Cristau de Hauguernes, cinquante ans de comptages en Béarn : « au sortir du mois d'août 2025 ce sera plutôt J+14 à J+15 ». Le modèle ajoute 4 jours si le sol était très sec, 2 s'il était moyennement sec, 1 au-dessus de 1 100 m.
4. La doublette magique. Un stress hydrique (chaleur supérieure à 32 °C) suivi d'un choc thermo-hydrique déclenche des poussées spectaculaires les années normales : 2003, 2006, 2013, 2022, Périgord août 2026. Le modèle ajoute un bonus. Mais après plusieurs saisons vides, le mycélium peut ne pas répondre (Béarn 2023 et 2025) : c'est la principale limite.
5. Les nuits font le reste. Entre 5 et 15 °C la nuit, tout va bien. Au-dessus de 18 °C, les cèpes pourrissent ou les larves gagnent. Un jour à 30 °C pendant la fenêtre divise le score par deux ; 34 °C l'annule presque.
6. Le calendrier. En dessous de 900 m : juin, puis surtout septembre-octobre. Au-dessus : de fin juillet à fin septembre, puis les gelées ferment la saison.
Sources : blog de Cristau de Hauguernes (Béarn, 2010-2026), Expert de Cueillette, Les Cartes Terroirs, carte-champignon.fr, Mycora, France 3 Régions. Données météo : Open-Meteo (ERA5 et modèles ICON/AROME), point de grille recalé sur l'altitude de chaque zone.